Innovation et vin ou l’art de porter ses fruits

Depuis que les vignes de la connaissance poussent en dehors des champs de l’entreprise, de nouveaux défis émergent pour croiser savoir et innovation dans la sphère économique. Grâce aux progrès sociaux, culturels et technologiques de ces dernières décennies, l’acquisition du savoir s’est démocratisée, permettant à chacun de fermenter des idées plus pertinentes. Les entreprises font donc de plus en plus appel à des connaissances hors de leurs frontières pour innover : on parle d’Open Innovation. Chez Spark Lab, nous croyons au proverbe latin « Le vin aiguise l’esprit » et avons ainsi décidé de discuter des bonnes pratiques d’open innovation autour d’une séance d’œnologie organisée par le Domaine Bouillot.

 

L’Open innovation est la quête d’une connaissance plus diffuse accélérée par le digital. Elle se pratique dans deux sens opposées :

 

  • De l’extérieur vers l’intérieur de l’entreprise (« Outside-in ») lorsqu’une entreprise participe au succès d’innovations externes (ex : les Google Ventures), ou lorsqu’elle identifie des innovations externes pour stimuler l’innovation en interne (ex : GRT gaz).

 

  • De l’intérieur vers l’extérieur de l’entreprise  (« Inside-out ») lorsqu’une entreprise soutient des innovations internes qui ne sont pas son cœur de métier dans le but d’accéder à de nouveaux marchés (Ex : Bosch Startup), ou lorsqu’elle sollicite des innovations externes pour compléter une innovation élaborée en interne pour faciliter sa mise sur le marché (ex : plateforme d’applications Apple)

 

 

L’open innovation est donc à l’entreprise ce qu’une terre fertile est aux vignes d’un domaine viticole.

Toutefois, si la peur d’une mauvaise récolte est un véritable écueil pour les viticulteurs, l’aversion au risque et le manque de transparence sont sans aucun doute les écueils de l’open innovation. En effet, un soutien hiérarchique est nécessaire pour mener à bien ce processus qui ne pourrait pas évoluer dans un écosystème aux process internes trop rigides. Les entreprises savent généralement bien exploiter un domaine d’activité mais moins souvent explorer ce domaine, ce qui parfois provoque un mauvais alignement entre la stratégie d’une entreprise et son pôle d’innovation.

 

Les écueils de l’innovation

 

L’échange entre les participants nous a permis de mettre en lumière les pratiques d’open innovation dans des entreprises issues de secteurs différents.

 

Maria Acevedo, responsable de l’Open Innovation Factory de la Direction Innovation chez GRTgaz, nous explique que « L’open innovation a permis de passer d’un dispositif un peu classique de sourcing de problématiques et solutions innovantes à un dispositif dans lequel on fait grandir le métier de l’idéation jusqu’à l’industrialisation de la solution ». Selon elle, ces pratiques permettent de se poser les bonnes questions et de prendre du recul sur les processus achats « qu’on connait bien et qui sont souvent si peu adaptés pour faire de l’open innovation ».

 

De son côté, Emmanuel Deflin, responsable de la plateforme Innovate With SEB (Groupe SEB), considère que « La valeur ajoutée de l’open innovation est d’autant plus forte lorsque l’on adresse des fonctions non « cœur business » . On se rend compte que la plus-value est dans les partenaires qui peuvent nous proposer des solutions innovantes dans les différents métiers périphériques ou l’on est moins expert , comme dans l’Industrie 4.0, ou encore les RH.

 

Concernant la manière de convaincre la hiérarchie de mener des projets de ce type et d’ouvrir l’innovation vers l’extérieur, Maria semble avoir trouvé la solution : « C’est autour d’un bon verre de vin ! ».

 

Nous tenons à remercier chaleureusement les différents participants à cette séance d’œnologie autour de l’open innovation qui nous ont permis de partager un bon moment et de précieuses expériences.

 

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